À Fluquières, Éléonore et Fabien sont aux petits soins des chevaux

Entre Ham et Saint-Quentin existe un vrai coin de paradis pour les chevaux : les écuries de Fluquières. Éléonore et Fabien y élèvent des chevaux de sports et accueillent des chevaux de propriétaires en pension.

L’histoire d’Éléonore et Fabien a commencé au milieu des chevaux. Le jeune couple s’est rencontré lorsqu’ils étaient enfants, au poney club. « Mes parents se sont rencontrés également dans les chevaux et en ont toujours eu. Ma mère tenait un magasin d’équitation pendant de nombreuses années« , raconte Éléonore.

Alors, quel meilleur destin que de travailler aujourd’hui ensemble dans le domaine équin ? « Avec mon mari, nous sommes éleveurs depuis quatre ans. Une partie des chevaux étaient chez mes parents, l’autre chez mes beaux-parents. Aujourd’hui, ils sont tous sur place. »

Car tous deux ont racheté les écuries de Fluquières en novembre dernier et sont entrain de rénover les écuries. Ils y élèvent des chevaux de sports sous le nom de l’élevage du Burguet et accueillent des chevaux de propriétaires. « Il y a encore quelques travaux à faire« , sourit Éléonore. Mais en quelques mois, ils ont su créer un domaine où le bien-être des animaux se ressent. Le foin et la paille sont réalisés par leurs soins afin qu’ils soient de la meilleure qualité possible. « Nous avons beaucoup de chance de pouvoir compter sur mes beaux-parents, mon père, nos amis Sylvain Van Heeswyck, Stephane Dron et Maxime Joncourt d’avoir paille, foin et orge d’une qualité optimale. Les granulés sont également haut de gamme.« 

« Voici les écuries principales pour les propriétaires, annonce la jeune femme. Tout a été refait, repeint, modernisé. Il y a des box pour poneys et chevaux. »  Quelques mètres plus loin se trouve le manège, avec un club house. Des fauteuils moelleux, une cheminée et un petit bar créent une ambiance chaleureuse. « C’était important pour nous d’avoir des moments conviviaux avec les propriétaires. »

Ces derniers ont tout à disposition pour se sentir bien : de très grands casiers à code, un tableau d’organisation pour gérer les sorties et même un petit salon de jardin. « Ils viennent profiter des chevaux dehors. On a tous des boulots qui prennent du temps, ici, on vient se changer les idées, on discute, on se raconte nos soucis. On gardera toujours ce côté familial, on ne sera jamais une usine. » Des cours sont également proposés aux propriétaires par Camille, coach et cavalière qui a fait ses armes auprès des meilleurs cavaliers européens.

Deux formules sont proposées aux écuries : la pension classique, qui permet au propriétaire de louer un boxe et de gérer son cheval en ayant accès aux installations et aux paddocks, ou la pension sortie, où Éléonore et Fabien s’occupent de l’animal avec une sortie quotidienne aux paddocks. « Nous accueillons dans nos écuries aussi bien les chevaux de sport comme de loisir. L’essentiel pour nous est le bien-être de nos pensionnaires et la bonne ambiance dans nos écuries.« 

On trouve ainsi une douche pour chevaux, une aire de pansage, un marcheur extérieur, un tapis de marche qui s’incline pour travailler l’encolure, le dos et les abdos… Un solarium sera installé cet hiver. Les deux passionnés ont même aménagé un paddock d’hiver. Chaque paddock est équipé d’abreuvoirs automatiques. « Ce sont des buvettes, les chevaux appuient avec leur nez, l’eau est toujours fraîche et propre. » Des caméras sont installées partout.

Les paddocks permettent aux animaux d’avoir un comportement social. « Ils se font des papouilles, des gratouilles. Les chevaux sont calmes et bien dans leur tête, comme nous ! Ils sont très calmes car ils sortent tous les jours. » Ce n’est pas Chantal qui dira le contraire : « Je me sens très bien ici, les chevaux sont très bien soignés, il y a une très bonne ambiance. Fair Play a pris des muscles. Éléonore et Fabien m’ont beaucoup aidée, encadrée, j’ai progressé grâce à eux. »

Même avis plus que positif pour Mélanie, dont le cheval est en pension ici depuis 15 jours. « Je viens d’une écurie qui a fermé après dix ans. J’ai une toute confiance en eux. C’est la première fois en 16 ans que je ne viens pas voir mon cheval pendant deux jours. Les chevaux sont sortis tous les jours, les proprio sont bienveillants. »

Pour l’instant, huit chevaux de propriétaires séjournent aux écuries de Fluquières. Huit autres appartiennent au couple. Côté élevage, « l’idée n’est pas de produire 15 chevaux par an, mais deux ou trois maximum. » Éléonore nous présente Carrera, « notre cadeau de fiançailles« , et sa pouliche Cadie. « Le père est un très bon étalon. Elle saute déjà les barrières comme si de rien, elle a le saut dans les gênes ! » Le jeune animal sera présenté au Z festival, concours de beauté pour poulains.

À l’entrée des écuries, Jagger. Il sera présenté au concours des étalons cet automne afin de le vendre dans une maison qui le valorisera au vu de ses qualité et de son potentiel. « La famille de Jagger est mondialement connue dans le sport. S’il est bien exploité, il pourra avoir de très bons résultats et faire connaître l’élevage. »

D’ici deux à cinq ans, le couple aimerait refaire les sols afin que le terrain ne bouge plus, et aménager une carrière avec de belles barrières en bois. Dans un futur plus proche, quatre caméras seront installées dehors par l’entreprise CGL Sécurité et permettront de distinguer les humains des chevaux. Le portail automatique permet également d’assurer une sécurité accrue pour les chevaux. Le sable de la carrière sera quant à lui fibré cet été, afin d’avoir des sols de qualité. De quoi rendre cet endroit encore un peu plus confortable pour les animaux.

Léa
Photos et vidéo : Nicolas

Écuries de Fluquières, à partir de 290 euros. Plus d’infos sur leur page Facebook, au 06 85 63 99 84 ou à ecuriesdefluquieres@gmail.com
Léa

Léa

Picarde depuis toujours, je suis très attachée à ma région. J’aime découvrir de nouveaux petits coins de Paradis, et retrouver ceux que je connais depuis mon enfance. Les balades en forêt, les villages typiquement picards, les champs de blé : la Picardie est belle, riche, et j’en suis fière. Après un master de journalisme, il est évident pour moi de partager avec vous nos merveilleux endroits et nos habitants talentueux, à l’écrit et en photos.

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