« Androgyne », le défi de Gérard Bertuzzi

Le dernier roman de Gérard Bertuzzi, Compiégnois, raconte une série de meurtres en Picardie. Rencontre avec l’auteur, qui s’est lancé un réel défi d’écriture.

Une succession de meurtres en Picardie. Cela semble impensable dans un polar est pourtant ! C’est le défi que l’auteur d’Androgyne, Gérard Bertuzzi  a réalisé en 2017 dans un livre paru aux éditions Ravet – Anceau. Écrire un polar dans lequel nous suivons la pensée des gendarmes, de la SRPJ et du tueur (ou de la tueuse). Une rivalité entre la SRPJ et la gendarmerie à celui qui résolvra l’enquête au plus vite. Un mystère qui nous tient en haleine du début à la fin. Malgré la noirceur de certains passages, l’humour de l’auteur ressort toujours.

Gérard Bertuzzi, quel lien avez-vous avec la Picardie ?

Je suis natif de Picardie, de Compiègne et fier de l’être. C’est pour cette raison que mes aventures se déroulent en grande partie dans les Hauts-de-France ; mais pas que. Ras le bol des polars classiques traduits de l’anglais où l’on assassine proprement qu’à Chicago !

Quel message souhaitiez-vous véhiculer en écrivant ce polar ?

Je n’ai pas de message spécial à passer lorsque j’écris un polar. Juste une idée de départ qui doit garder le lecteur(trice) en haleine jusqu’à la dernière page. C’est ma seule prétention, mon seul but ; que le lecteur ne puisse lâcher le bouquin une seule seconde.

Pourquoi avoir décidé que le tueur ou la tueuse serait androgyne ?

Pourquoi androgyne ? C’est justement l’idée principale du roman ; que les gendarmes compiégnois courent après « une créature meurtrière » sans jamais avoir la certitude quant à son sexe. Les pistes se croisent, le lecteur change d’avis au fil de la lecture. Là est le vrai suspens du bouquin. Et puis, lier tous ces meurtres à la ville de Compiègne pour compliquer l’intrigue ; profiter pour faire découvrir quelques aspects de la citéeimpériale, voila une partie de mes motivations premières. Ensuite, je suis tributaire de mon imagination, et comme vous, je ne sais pas souvent ce qu’il va advenir en tournant la page !

Les lieux du roman ont été choisis au hasard ou vous aviez une affinité particulière avec ces endroits ?

Les lieux choisis, Soissons, Compiègne, Beauvais, sont tous chargés d’histoire, mais également de souvenirs d’enfance. J’ai eu la chance d’avoir des parents voyageurs. Quant à Rouen, c’est évidemment là que notre célèbre pucelle s’est rendue en quittant Compiègne. C’est de plus la ville natale d’une de mes grands-mères normande. Mêler les flics de Rouen aux gendarmes du Compiégnois m’a aussi permis d’écrire quelques échanges savoureux. Malgré la noirceur du récit, avec moi, l’humour n’est jamais bien loin !

Une anecdote à dévoiler à nos lecteurs sur l’élaboration de ce roman ?

Écrire tout un roman sans jamais dévoiler le genre de l’assassin a été un défi que je me suis lancé en écrivant ce roman. Une vraie galère ! Mais quelle satisfaction d’y être parvenu. [C’est d’ailleurs à ce moment que Gérard Bertuzzi m’a lancé un défi que je ne saurai probablement pas relever.] Essayez donc, vous Marie, d’écrire une page sur moi – une seule ! – sans jamais vous trahir quant à mon genre. Et ne m’affublez pas du mauvais genre !

***

Le résumé :

L’heure est grave. Le commandant Bourbon, secondé par son adjudant-chef Keller, est chargé de coordonner une opération interrégionale. La Normandie et la Picardie subissent les attaques d’une mystérieuse créature humaine. Femme ? Homme ? Les gendarmes sont incapables de trancher, et c’est bien là le problème. Cinq retraités sont déjà morts. Tous poignardés. À chaque fois une carte postale de Compiègne est déposée près des corps. Les messages qu’elles délivrent troublent les enquêteurs qui comprennent qu’une vengeance se prépare. Qui en est à l’origine ? Quelles sont ses motivations ? Pour le découvrir, Bourbon et Keller vont devoir retourner sur les bancs de l’école.

Marie

Se procurer Androgyne de Gérard Bertuzzi aux éditions Ravet – Anceau.

À lire aussi

35 raisons de ne pas aller à Compiègne

! Publicité !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *