Romain Carlier, le récit d’un combat pour la vie

Ce samedi 30 mars, le rugbyman du club compiégnois ayant suscité un énorme élan de solidarité au sein de l’univers du ballon ovale suite à un accident de travail, était à l’espace culturel de Leclerc à Pont-Sainte-Maxence pour présenter son livre : Ne sifflez pas la fin !, Le match de ma vie. Prés de 200 pages d’émotions et de courage, desquelles personne ne ressort indemne.

Fin avril 2017, la vie de Romain Carlier prend un virage à 190 degrés. Âgé alors de 27 ans, l’arrière du RCC (rugby club compiégnois) s’apprête à terminer un chantier à Guiscard, dans l’Aisne, lorsque la benne d’enrobé bitumeux s’ouvre et laisse s’échapper sept tonnes de goudron sur le Compiégnois. Un accident qui a bouleversé sa vie, et dont il confie l’histoire bouleversante à travers ces quelques pages qu’il a travaillées avec Clémence Outteryck, journaliste sportive pour le Courrier Picard. « On m’a proposé de raconter mon histoire. C’était une manière aussi de faire passer un message à travers ce livre, même si on est au plus bas, il ne faut rien lâcher, toujours se battre et avoir de l’espoir », confie Romain Carlier.

Un combat dont le lecteur prend conscience au fil des anecdotes, parfois déchirantes et d’autres fois plus légères, que confie le sportif. De la cohésion de son équipe de travail qui s’est démenée pour l’extraire de sa prison de feu, à la solidarité du monde du rugby à travers les pays et les divisions, ce récit retrace deux ans d’une bataille acharnée pour survivre. « La vie tout simplement m’a fait tenir. J’aime trop la vie pour me morfondre, et j’étais serein dans ma tête. Donc, on avance », avoue le Compiégnois.

« La première chose que j’ai demandée, c’est si je pourrais reprendre le rugby »

De cette bataille, Romain Carlier confie sans artifice les victoires, petites ou grandes, comme les défaites. Il aborde son séjour à l’hôpital militaire de Percy, son coma, comme le travail des médecins et les nombreuses opérations qu’il a dû subir au cours de son séjour, une vingtaine en tout, puis son transfert et la rééducation. Toutes ces aventures que son corps et son esprit ont dû affronter, avec toujours cette référence au monde du ballon ovale. Un univers qu’il a côtoyé très jeune, et qui ne l’a jamais quitté durant cette épreuve. « Je n’ai jamais eu l’intention d’arrêter le sport. Dès que j’ai eu la capacité de parler, après mes deux mois de coma, la première chose que j’ai demandée c’est si je pourrais reprendre le rugby. C’était ma première phrase. J’ai commencé à jouer dès l’âge de 7 ans, et je compte remettre les crampons », révèle Romain Carlier.

À Compiègne le 20 avril et à Beauvais le 4 mai

Une force et une détermination que lui a inculqué cette activité sportive, et qui lui a permis de retrouver son univers en tant qu’entraîneur adjoint de l’équipe de réserve du club compiègnois, il y a un mois. Il était d’ailleurs la semaine précédente auprès de son équipe pour le coup d’envoi Lyon-Toulon. Une manière de dire que la compétition ne fait que commencer pour ce passionné de sport et de vie. Romain Carlier sera à la Fnac de Compiègne le 20 avril prochain, puis au salon du livre à Beauvais le 4 mai.

Manon

Plus d’infos sur la page Facebook de soutien à Romain.
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Manon

Manon

Originaire de Saint-Quentin, et passionnée d’écriture, j’ai fait des études de journalisme à Blanc, d’où ma terre natale m’a terriblement manquée. La culture, les sorties gustatives et les balades au coeur des beaux paysages nordistes sont mes vacations préférées.

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