Avec son nouvel EP, Avria sort les paillettes et fait revivre les boîtes de nuit

La chanteuse Avria, originaire du Santerre, vient de sortir son deuxième EP. Une bouffée de bonne humeur.

Des paillettes, des couleurs, une boule à facette. Le dernier EP d’Avria vous fait quitter cette crise sanitaire pour vous transporter dans les années 80. La jeune chanteuse originaire du Santerre fait même revivre les boîtes de nuit, le temps de son clip. « Peu importe la lourdeur du sujet, je trouve toujours un mot positif à la fin« , sourit Avria derrière son masque à sequins dorés.

« À force de courir, t’en oublies d’être vivant« , chante-t-elle dans le titre Présent. « On est sans cesse entrain de cavaler, sans jamais se poser« , ne peut que constater celle qui s’inspirer des choses qu’elle observe pour écrire ses textes.

Le clip de ce single a été tourné entre les deux premiers confinements, avec les contraintes sanitaires. « Il a été tourné à Roye et Carrépuis, on a rallumé le Rex, une ancienne boîte de nuit devenue salle de spectacle, où je sortais quand j’étais gamine. C’est génial pour la région de faire revivre le lieux, d’éclairer des lieux éteints. » Le clip ne peut que transmettre la bonne humeur de l’artiste.

« J’ai une double culture, un côté héritage de la variété française car j’ai grandi avec Goldman et Michel Berger, des artistes qui ont de grandes qualités d’écriture. Le français et une langue fantastique et il faut savoir s’en servir. Les émotions que je tiens à transmettre viennent aussi du fado, la musique traditionnelle portugaise. Tout ce qui est groovy, funk, disco, j’adore ! Je suis allée chercher ces influences beaucoup plus tard et elles vont rester. Personne ne peut dire : ‘le disco, ça me fait déprimer.’ Claude François faisait le show, c’est mon rêve de venir sur scène avec des danseuses.« 

Un rêve dans lequel Avria est entrée toute jeune. « À l’époque, il n’y avait pas grand chose à Roye. J’avais 14 ans, je voulais chanter, mes parents faisaient 60km pour m’emmener jusqu’à Compiègne prendre des cours. » Avria est montée sur scène très jeune, à Venette. « Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai décidé que ça deviendrait mon métier« ,  Après les cours à Compiègne, elle fait une école de jazz et de musique actuelle à Barbès. Elle sort ensuite son premier EP en tant qu’autrice. Le deuxième, en tant qu’autrice-compositrice vient de sortir.

« J’ai d’abord fait des études pour faire plaisir à ma famille. J’ai fait un master de commerce international durant lequel j’ai beaucoup voyagé. » Que ce soit au Brésil ou au Portugal, Avria mêle ses voyages à la musique en rencontrant des artistes où elle séjourne. Après avoir eu son diplôme, un drame bouleverse sa vie. « La musique a d’abord été une thérapie, puis c’est resté. » Elle chante d’abord dans des cabarets, mais a rapidement l’envie de lancer son propre projet. Si elle est partie à Paris pour se rapprocher encore plus de son rêve, elle rejoint la Picardie très bientôt.

Son dernier EP est sorti en plein confinement. « J’ai trouvé ma pâte sur cet EP, une identité que j’ai envie de garder. C’est un peu frustrant, j’ai envie de le défendre sur scène. » Le tremplin des Elyziks, organisé le 12 juin en live stream, lui permettra de proposer un mini concert en attendant le retour de la vie normale.

En attendant, Avria met toute son énergie sur les réseaux sociaux et la communication. Les écoutes ont doublé sur Spotify et sa page Facebook réunit plus de 2000 personnes. Elle a d’ailleurs sondé sa communauté pour savoir quel deuxième titre elle aimerait voir en clip. « Le clip, c’est une belle aventure avant la scène... » Avant de jeter des paillettes dans une salle pleine.

Léa
Photos : Nicolas

Plus d’infos sur son compte Instagram, sa page Facebook, sa chaîne Youtube, son compte Spotify.

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Léa

Léa

Picarde depuis toujours, je suis très attachée à ma région. J’aime découvrir de nouveaux petits coins de Paradis, et retrouver ceux que je connais depuis mon enfance. Les balades en forêt, les villages typiquement picards, les champs de blé : la Picardie est belle, riche, et j’en suis fière. Après un master de journalisme, il est évident pour moi de partager avec vous nos merveilleux endroits et nos habitants talentueux, à l’écrit et en photos.

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