Au restaurant Festival de Lamorlaye, sur place ou à emporter, c’est la même qualité !

Mathias tient le restaurant Festival de Lamorlaye depuis 14 ans. Du gastronomique où l’on peut venir en basket, comme il aime le dire. Depuis quelques jours, il réalise des commandes à emporter avec un seul objectif : que tout soit aussi bien réalisé que sur place.

« Ça fait 14 ans que je suis ici, je ne travaille qu’avec des produits frais. Mon but, c’est de faire un plat aussi bien réalisé à emporter que si l’on venait sur place ! » Mathias tient le restaurant Festival, restaurant gastronomique où l’on peut venir en basket, comme il aime le dire ! Aujourd’hui, comme de nombreux restaurateurs, il doit s’adapter à la situation, et à la nouvelle manière de consommer des gens.

« Il faut voir le futur différemment, tout en gardant le style culinaire et l’éthique du restaurant. » Un pari que le chef a mis en place depuis la réouverture des restaurants. Car pas question de changer sa manière de cuisiner, ni de voir le monde. « Je veux continuer à créer mes plats. Si un client veut une commande pour dans une demi heure, j’en suis capable. »

Mathias répète comme un leitmotiv : « Je ne suis pas un fast-food, je ne suis pas Mc Do, c’est difficile de lutter contre ces leaders. » Parce qu’il sait que le géant américain est fort en communication et qu’il a trouvé sa clientèle au drive depuis bien des années. Chez Mc Do, les gens savent qu’ils mangent la même chose sur place qu’à emporter, et chez Mathias, ce doit être la même chose. Alors il a réalisé une nouvelle carte, acheté des emballages réutilisables, dans lesquels il continue à dresser joliment chaque plat. « On a fait plusieurs essais, en termes de goûts. Ceux-là n’absorbent pas la sauce. C’est assez classe », se félicite-t-il.

Mathias a un employé. Sa soeur, Marjorie, le soutient depuis toujours. Elle gère notamment les réseaux sociaux. « J’essaie de m’appliquer. Les plats sont aussi visuels que gustatifs ! Mes parents ont aussi mis leur patte, Maman aide au lavage des serviettes, Papa n’est plus là mais il a fait beaucoup de déco. » 

Le frère et la soeur réalisent bien que les restaurants ne fonctionnent plus comme avant. « Le pays a changé, personne ne peut dire ce qu’il va se passer », regrette Matthias. « Commander à emporter ne remplacera jamais l’ambiance du restaurant, le fait que la cuisine soit proche des clients, qu’ils entendent les bruits des plats. Les clients ne peuvent pas discuter, il n’y a plus ce partage, de contact humain, il n’y a plus cette vie dans la salle », se désole Marjorie.

Certains clients attendaient impatiemment la réouverture, d’autres préfèrent encore favoriser le emporter. Une chose est sûre, tous étaient stressés. « Ils ne savaient pas s’ils devaient mettre leur masque ou non, comment se comporter… Ici, il n’y a pas de tabou, on porte le masque ou non, chacun est libre. »

Mathias a toujours fait ce métier. « J’ai travaillé dans plusieurs maisons, puis j’ai eu envie d’indépendance. » Au sein de son restaurant, on peut découvrir sa deuxième passion, le cinéma, qui a d’ailleurs inspiré le nom de l’établissement. Des affiches de film, des portraits d’acteurs sont affichés sur les murs, de grands rideaux rouges.

Avant, il y avait même des chaises de cinéma, qui ont finalement été remplacées pour un côté plus cosy. « Ce sont des clins d’oeil pour les clients. Certains commentent ‘Ah, c’était untel, il était jeune !’. Puis il y a les plus jeunes qui n’ont pas vu le film, et les plus vieux qui leur conseillent de le regarder. Les gens aiment trouver des attaches, manger à la même table. » 

En plus des plats à la carte, une suggestion du jour est toujours proposée : un plat chaud et un dessert. Nous avons pu goûter l’onglet de veau aux saveurs balsamiques, ainsi que le dos de saumon rôti sauce pesto parmesan. Un véritable éclat de couleurs dans l’assiette… Et un mélange de saveurs qui a entièrement séduit nos papilles.

Les deux desserts étaient tout autant gouteux : un cheesecake zébré deux chocolats, et une mousse mascarpone aux deux macarons.

Aujourd’hui, Mathias espère au plus vite retrouver ses clients fidèles et amis, mais aussi les touristes, et tous les clients qui viennent prendre le temps de manger un bon plat après une balade.

Léa & Nicolas

Festival restaurant, 43, avenue de la Libération à Lamorlaye. Plus d’infos au 03 44 58 97 34, sur leur page Facebook ou leur compte Instagram.
Léa

Léa

Picarde depuis toujours, je suis très attachée à ma région. J’aime découvrir de nouveaux petits coins de Paradis, et retrouver ceux que je connais depuis mon enfance. Les balades en forêt, les villages typiquement picards, les champs de blé : la Picardie est belle, riche, et j’en suis fière. Après un master de journalisme, il est évident pour moi de partager avec vous nos merveilleux endroits et nos habitants talentueux, à l’écrit et en photos.

inscription à la newsletter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

faire un don