Une cagnotte pour sauver son épicerie vrac

Pensée Vrac est une épicerie zéro déchet locale et de proximité située dans le centre-ville de Liancourt. Ouverte en avril 2018, elle rencontre des difficultés et malgré la grande solidarité des clients fidèles, la petite boutique risque de fermer. Pour éviter cela, Dorothée a mis en place une cagnotte qui lui permettrait de continuer son aventure écologique. 

Chez Pensée Vrac, à Liancourt, on trouve de la vente en vrac de produits courants en épicerie (farines, céréales, sucres, graines, pâtes, …), des paniers de fruits et légumes à la semaine, du thé et des tisanes, des huiles et des vinaigres, des produits locaux (miel, biscuits) ainsi que des produits d’hygiène et d’entretien. Tous les produits sont majoritairement bio, français et locaux. « J’ai voulu faire de cette épicerie un endroit accueillant et chaleureux », explique Dorothée.

L’un des principes de la boutique est d’éviter également le plastique et le suremballage en utilisant pour cela des sacs en tissu, des bocaux, des boîtes, des bouteilles en verre (consignées)…

On trouve aussi dans la petite boutique des produits réutilisables comme des essuie-tout lavables, des lingettes lavables, des pailles en bambou, des sachets de thés réutilisables, des couches lavables, ou encore des bee-wrap (tissus enduits de cire d’abeille qui remplacent le papier aluminium).

« Lors de mon congé parental, j’ai pris conscience de l’importance de manger mieux, de jeter moins. J’ai envie de faire connaître aux personnes qu’il n’est pas difficile de consommer différemment tout en faisant attention à nos déchets. » En effet, les emballages jetables représentent environ un tiers de nos déchets ménagers.

Le vrac permet aussi de réduire le gaspillage alimentaire en permettant de choisir les produits en quantité désirée. C’est aussi un moyen de faire des économies puisque le vrac propose des produits de qualité équivalente à la grande distribution mais entre 10 et 40 % moins chers. « Je ne souhaite pas que l’alimentation bio et durable soit élitiste. Les personnes à faibles revenus ont eux aussi le droit de consommer plus sainement. »

La vente en vrac favorise également les producteurs locaux avec les circuits courts. Cela recrée du lien entre le commerçant et ses clients et redynamise l’activité économique locale. « Je veux redynamiser le commerce en centre-ville, pouvoir travailler avec les producteurs locaux de la région. »

Malheureusement, la boutique est en danger

Dorothée ne veut pas fermer son épicerie mais l’évolution du chiffre d’affaires et la demande grandissante de sa clientèle ne suffisent pas à maintenir Pensée Vrac à flot.

La concurrence est de plus en plus grande et les charges fixes sont trop importantes. Dorothée ne peut pas se dégager un salaire avant un an et ses indemnités chômage prennent fin en mars. Elle a donc besoin d’aide et a mis en place une cagnotte.

Dorothée, propose aussi des ateliers pour fabriquer ses produits d’hygiène, d’entretien, cosmétique mais aussi des conférences zéro-déchet, bien-être… Les fonds récoltés iront à la cagnotte.

Si les dons atteignent le montant souhaité, Pensée Vrac continuera sa belle démarche et Dorothée pourra proposer de nouveaux produits comme des pailles en inox ou une gamme de cosmétiques. Si les dons venaient à dépasser le montant souhaité, elle envisagerait d’ouvrir un coin frais avec fromages et yaourts locaux.

 

Alexandra

Plus d’informations sur la page Facebook et sur la cagnotte en ligne.

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