Solimeda, des étudiants sans frontières !

Fondée en 2006, l’association, composée uniquement d’étudiants amiénois en 2e et 3année de médecine, effectue tous les ans des missions de formation en Afrique. En juin, elle va retourner pour la deuxième fois à Madagascar.

Evelaine Louis n’a pas été la dernière à se déhancher, jeudi soir, sur le son rocailleux des Picards de Riviera, en concert à la Lune des Pirates. C’est ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable : la recette de la soirée a été en partie reversée à l’association Solimeda, dont elle est chargée de communication.

Solimeda, contraction de solidarité, médecine, Amiens. La structure existe depuis 2006 et tourne à plein régime avec environ 35 bénévoles, uniquement des étudiants de 2e et de 3e année de médecine à l’UPJV, « car avant et après, entre la PACES (première année commune) et l’externat, on n’a plus trop le temps », sourit Evelaine, elle-même en 3e année et donc membre de l’association depuis l’an dernier.

Elle faisait d’ailleurs partie des neuf heureux élus de la mission annuelle 2017, à Madagascar. Sur place, comme précédemment au Niger (2010-2016), au Congo-Brazzaville (2011-2015) ou au Togo (2016), Solimeda a mené des actions de formation dans les écoles ou dans les foyers, auprès de publics très divers : enfants, bien sûr, ados, aussi, et même des mères célibataires. « Avec elles, il faut aussi reprendre toutes les bases de l’anatomie ! Elles sont récupérées à la rue par l’association locale Enfants du soleil, qui s’occupe aussi d’enfants orphelins. C’est ça, la raison d’être de Solimeda : sensibiliser sur plein de thèmes comme les premiers secours, la contraception, hygiène alimentaire et corporelle, prévention des maladies tropicales comme le paludisme, la dengue, etc. Auprès des ados, on évoque la puberté, l’éducation sexuelle. Il n’y a rien de prévu là-dessus dans les programmes scolaires. Les professeurs nous ont avoué qu’ils ne savaient pas comment aborder la question. »

On ne peut pas dire que Solimeda ait choisi la facilité : Madagascar, surnommée « La Grande Île », située dans l’Océan indien, au large du Mozambique (sud-est de l’Afrique), est le 4e pays le plus pauvre du monde. Il est aussi connu pour son taux de criminalité redoutable. Pire encore : les étudiants amiénois se sont installés à Antsirabé, la ville la plus froide du pays, même pas proche de la mer ! « On a entendu beaucoup de choses avant de partir, mais franchement, on s’est toujours sentis en sécurité », assure Evelaine.

Et d’ailleurs, l’asso a prévu d’y retourner du 5 au 29 juin. « On essaye de faire des cycles d’au moins trois ans au même endroit, à peu près avec les mêmes groupes, pour vérifier que les savoirs sont bien assimilés et les approfondir. Parfois, la situation politique ne le permet pas, comme au Togo, où nous n’avons pas pu retourner. »

Le budget de la mission tourne autour de 10 000 €. « On touche un peu de subventions de la fac mais ce sont surtout les événements qui nous font vivre. » Comme ce concert annuel de la Lune des pirates, donc, le tournoi de futsal organisé deux jours avant, où les ventes de crêpes régulières dans les différents pôles de la fac d’Amiens.

Solimeda, qui intervient aussi dans les écoles primaires picardes, d’Amiens et alentours « pour éduquer les enfants d’ici à la tolérance, à prendre conscience des différences de niveau de vie, en leur montrant les cours d’école en terre battue par exemple », a par ailleurs lancé sur la plateforme Helloasso une cagnotte pour financer les études de médecine de deux étudiants malgaches. Pour le moment, elle a collecté plus de la moitié des 1600 € nécessaires (825 €). Allez, tertous, un petit effort ! Quant à vous, étudiants en médecine, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Plus d’informations sur le site de Solimeda – Lien pour participer à la cagnotte

 Arnaud

Léa

Léa

Picarde depuis toujours, je suis très attachée à ma région. J’aime découvrir de nouveaux petits coins de Paradis, et retrouver ceux que je connais depuis mon enfance. Les balades en forêt, les villages typiquement picards, les champs de blé : la Picardie est belle, riche, et j’en suis fière. Après un master de journalisme, il est évident pour moi de partager avec vous nos merveilleux endroits et nos habitants talentueux, à l’écrit et en photos.

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2 commentaires sur “Solimeda, des étudiants sans frontières !

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