Retour au Moyen Âge au bord de l’eau, à Amiens

Amiens est retournée dans le passé, ce premier week-end de septembre. À Saint-Leu et au parc Saint-Pierre, un camp médiéval s’est installé, avec de nombreux artisans.

Il y avait foule ce samedi 1er septembre à Amiens. Les Médiévales au bord de l’eau ont attiré de nombreux visiteurs, mais aussi des exposants venus de toute la France et de Belgique. Les premiers stands sont installés près du quai Bélu, les routes étant rendues piétonnes pour l’occasion.

Sur la droite, perdus entre les stands de restauration, de nombreux verres attirent notre attention. « On fait de la reconstitution de verre historique, sur la base de modèles qui existent dans les musées. C’est du verre soufflé que l’on travaille à Bruxelles, expliquent Daniele et Skender, du Verre historique. On collabore avec les boutiques de musée et des archéosites. » 

Chaque objet est vendu avec sa notice historique. Les deux hommes découvrent la fête amiénoise : « On vient de Bruxelles. Il y a pas mal de monde ici, mais on est perdus au milieu des nems et des barbapapas », plaisantent-ils. Il est vrai que les autres artisans sont réunis un peu plus loin.

Sandrine a fait le trajet depuis Reims pour présenter son stand artisanal de coquelicots. « C’est la deuxième fois que je viens. Il y a beaucoup de monde, encore plus que l’an dernier. C’est une manifestation agréable, pas stressante. » En effet, chacun se balade en croisant régulièrement des gens costumés pour l’occasion.

Marta n’a pas enfilé son costume, « il fait trop chaud aujourd’hui », explique la jeune femme en souriant. Sous le nom de Vagabond syndrome, elle fabrique des bijoux plus intrigants les uns que les autres.

« Il y a beaucoup de pierres, mais j’ai apporté de mon pays, la Russie, des idées qui n’existent pas en France. J’utilise des feuilles, des coquillages, des petits os. Je ramasse tout et je le métallise. » La créatrice habite près de Versailles. « Chaque week-end, je voyage avec mes bijoux. C’est la deuxième fois que je viens à Amiens, la première avait été un succès ! » 

Dominique, de La Halte des Gourmets, connait sa première édition. « Je ne suis pas déçu. Il y a du monde, on peut parler de la boutique. Quand c’est la fête, c’est intéressant. » Il a ouvert son épicerie il y a peu, près de la cathédrale d’Amiens, où il vend des produits de toutes la France. Celui qui a le plus de succès aujourd’hui ? « Les bières Ambiani. Le brasseur est installé rue Colbert à Amiens. Elles ont toutes un nom en rapport avec la ville. 1220 par exemple fait référence à l’année de construction de la cathédrale. » Nous aussi, on a craqué pour deux bouteilles. « Les petites terrines picardes faites à Rue ont aussi beaucoup de succès. » 

Les stands et les artisans continuent de défiler jusqu’au parc Saint-Pierre, où les métiers de l’époque sont représentés.

Une conteuse raconte des histoires, des enfants jouent dans la paille, des personnes costumées entament une danse d’époque. Même les dromadaires d’Olivier Philipponeau ont participé à la fête.

Léa

Médiévales au bord de l’eau, Amiens, jusqu’au 2 septembre. Plus d’infos sur leur site Internet.

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Léa

Léa

Picarde depuis toujours, je suis très attachée à ma région. J’aime découvrir de nouveaux petits coins de Paradis, et retrouver ceux que je connais depuis mon enfance. Les balades en forêt, les villages typiquement picards, les champs de blé : la Picardie est belle, riche, et j’en suis fière. Après un master de journalisme, il est évident pour moi de partager avec vous nos merveilleux endroits et nos habitants talentueux, à l’écrit et en photos.

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