La Forme de l’eau par les Carnets du Cinéma

Pour cette fin de semaine, les Carnets du cinéma vous présentent La Forme de l’eau.

The Shape of Water (La forme de l’eau) est un film fantastique réalisé par Guillermo Del Toro, sorti le 21 fév. 2018

Pas de surprises de la part de l’un des maîtres du cinéma fantastique. G. Del Toro nous signe un film à la réalisation léchée et parfaitement maitrisée.

Un scénario qui prend le temps et s’étire aux bons moments, laissant la romance et le désir impossible envahir le film après une phase de découverte dosée, pour aboutir à un dénouement efficace et maîtrisé.

Le directeur de la photographie propose un travail tout en nuances. Ceelui-ci permet de servir au mieux le propos et l’ambiance générale du film avec des éclairages travaillés. Bien que le film se passe majoritairement de nuit ou dans des lieux confinés, la lumière est toujours dosée avec justesse renforçant le réalisme et l’immersion.

Une ambiance propre et fidèle aux années de guerres froides

Cependant, c’est la direction artistique sublime qui sert le plus l’immersion des spectateurs. La justesse des décors favorise une ambiance propre et fidèle aux années de guerres froides. Elle ne laisse à aucun moment la possibilité aux spectateurs de s’imaginer du coté factice de la chose.

Quant aux acteurs, leurs prestations est parfaite, crédible. M.Shannon est excellent, S. Hawkins également. Les seconds rôles n’ont rien à se reprocher tant ils font preuves de justesse, certainement grâce à une direction d’acteur irréprochable.

Nous ayant habitués à des bestiaires fournis, ici il ne s’agit que d’une seule créature dont le maquillage et le costume sont d’un réalisme époustouflant (bien que quelques CGIs de qualité viennent parfois s’insérer).

A. Desplats, signe une B.O aux thèmes nuancés permettant de sublimer l’image et l’ambiance un peu plus.

Shape of Water est une romance fantastique des plus belles, tant par la qualité visuelle et artistique offerte aux spectateurs, que par son propos direct et les échos auxquels il renvoie. Que ce soit pour son thème principal ou pour d’autres introduits plus subtilement au gré de certaines scènes ou répliques, G. Del Toro livre une oeuvre aux raisonnances personnelles ayant pourtant une portée universelle.

Une fable fantastique maîtrisée de bout en bout, a priori bien partie pour continuer à faire des vagues.

Robin, des Carnets du cinéma

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Robin

Robin

Il y a un an j’ai décidé de donner une autre dimension à ma passion en créant la page Facebook "Les Carnets du Cinéma". Mes critiques de films sont nées du postulat de l’objectivité et de l’appréciation de huit critères qui à mon sens, déterminent un film. Mais la page à avant tout à coeur de faire découvrir et de proposer des films aux productions plus modeste ou moins médiatisées.

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