Pascal Rabaté, maître d’images

Dimanche 11 février 2018, l’association Le Bord de l’Eau a reçu Pascal Rabaté. La rencontre s’est déroulée dans les locaux de l’Acte théâtral, à Margny-lès-Compiègne. Le dessinateur de BD, réalisateur et scénariste au cinéma a répondu aux questions du public.

L’association Le Bord de l’Eau a organisé ce dimanche 11 l’évenement Rendez-vous d’(H)ivers n°2. Pour 1 euro, le public a rencontré Pascal Rabaté. Il est l’auteur des bandes dessinées Ibicus, Les Petits Ruisseaux, La Grande Marée, La déconfiture…

La rencontre a commencé avec des questions du public. Puis une projection d’images de ses BD, de ses films ainsi que des affiches. Vincent Martin, ami de Pascal Rabaté depuis leur rencontre pour le casting du film Les Petits ruisseaux, a animé l’échange. Les deux hommes, complices, nous font passer un bon moment. Humour et anecdotes surprenantes ont séduit le public.

Né le 13 août 1961, Pascal Rabaté a fait ses premiers pas en tant que réalisateur en 2010 pour le film Les Petits Ruisseaux. Cette mise en image de sa BD raconte l’histoire d’un septuagénaire retentant sa chance auprès des femmes, après le décès de son ami proche. Le sujet est venu de son interrogation : « Que vont devenir les premiers punks en maison de retraite ? ». Avec Daniel Prévost et notamment Vincent Martin, la sexualité des séniors y est abordée avec plein de tendresse, d’humour et de finesse.

Pascal Rabaté a ensuite réalisé d’autres films. Il a d’autres idées de projets au cinéma. Pour ce réalisateur, l’adaptation d’une BD au cinéma se fait naturellement. Les humains prennent possession des rôles. « L’acteur détruit mon dessin. Fumier ! » déclare-t-il en riant.

Il compare les images de ses BD et films en expliquant que le dessin fait appel au cérébral, tandis que le cinéma est plus de l’ordre du musical, avec l’importance du rythme pour capter le spectateur.

Ses dessins défilent. On découvre un univers graphique varié. Il se définit lui-même comme un amateur, toujours en recherche.

Jeune, il a appris les notions de sens de lecture au Japon et gardé son sens de narration occidental de gauche à droite. Remarquez que ses dessins penchent souvent à droite.

On a vu des planches avec des essais d’ombres à l’encre diluée, des essais de hachures pour recréer la nuit dans La Déconfiture, des planches dessinées à quatre mains, comme dans Vive La Marée. Deux thèmes semblent se détacher selon lui dans son œuvre : la survie et les losers. Comme dans Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune, qui parle d’un marchand de farces et attrapes en dépression.

Le tome 2 de La Déconfiture, dont le sujet est la débâcle de l’armée française en 1940, sortira le 22 février. Si vous ne connaissez pas encore cet artiste à l’humour franc attaché aux « petites gens », on vous le recommande.

Zelda

Plus d’informations sur les prochains événements de l’Association Le Bord de l’Eau sur Facebook. Plus d’informations sur les cours, spectacles et informations sur l’Acte Théâtral, dirigé par Vincent Martin  sur leur site Internet.

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