Burn Out par Les Carnets du Cinéma

Pour cette fin de semaine, les Carnets du cinéma reviennent sur un film français d’actualité: Burn Out. Réalisé par Yann Gozlan, il met en scène François Civil, Olivier Rabourdin et Manon Azem (doublure d’Hermione).

Burn Out est un thriller surprenant et immersif.Son scénario bien que classique dans son traitement, abordant des enjeux déjà vus (un homme et sa double vie, une dette de la mafia à éponger, des personnages évoluant dans une banlieue etc) enchaîne les actions sans excès, les personnages font évoluer les enjeux sans trop de prévisibilité. Le film nous emmène là où on s’y attend peu, réussissant même à créer des feintes, par moment.

À part un personnage pour lequel l’écriture est un peu légère et tombe dans le cliché par moment, les autres sonnent justes. François Civil qui nous avait habitué à des registres plus légers et comiques (Five), est très convaincant dans un registre plus dramatique. Olivier Bourdin propose une vision bien différente du chef de mafia, loin du cliché du gangster violent, hystérique et irréfléchi. Manon Hazem a, elle, un rôle secondaire et apparaît moins à l’écran mais propose une interprétation tout aussi crédible.

Jamais dans l’excès

Ce qui rend ce thriller immersif outre son scénario est avant tout son dosage. Le film n’est jamais dans l’excès. La bande annonce le vendait comme un film sur la moto, mais il s’agit plus d’un film autour de la moto. Les scènes de pilotage sont équilibrées et suffisantes, on n’atteint pas l’overdose. Les scènes d’action prennent le temps d’évoluer et ne retombent pas dans les travers classiques de ce genre de films. Pari réussi notamment grâce à une réalisation appliquée.

Burn Out n’est certainement pas un thriller révolutionnaire, cependant il arrive habilement à créer la surprise et à marquer notre esprit. Le visionnage était un vrai plaisir tant l’immersion était complète.

Le film n’essaye jamais de se prendre pour ce qu’il n’est pas, à savoir un blockbuster américain

Les situations de frissons et de doutes s’enchainant avec justesse, que demander de plus à un thriller ?Pourtant sa production modeste, sa date de sortie (fin de l’année 2017) et un box office bien fournis l’ont automatiquement relayé au second plan. Dommage. Ce film français ne tombe jamais dans le mélodrame si connu des productions françaises. Il n’essaye jamais de se prendre pour ce qu’il n’est pas, à savoir unbllockbuster américain.

Le film propose ce qu’il a à proposer sans fioritures et capte l’attention du spectateur dès les premières scènes, sans jamais la lâcher ni rompre le rythme. Burn Out a bien entendu des défauts. Certaines répliques maladroites et une scène de cascade rendue ridicule par le montage sur la fin en sont les exemples. Mais ces petites erreurs restent minimes et n’impactent pas ou peu l’attention que l’on porte au film.

Burn Out est un thriller à l’image de ses propos, une trajectoire bien étudiée, une recherche de réalisation préparée, un dosage maitrisé permettant de ne jamais sortir de sa courbe.

Robin, des Carnets du cinéma

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Robin

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Il y a un an j’ai décidé de donner une autre dimension à ma passion en créant la page Facebook "Les Carnets du Cinéma". Mes critiques de films sont nées du postulat de l’objectivité et de l’appréciation de huit critères qui à mon sens, déterminent un film. Mais la page à avant tout à coeur de faire découvrir et de proposer des films aux productions plus modeste ou moins médiatisées.

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